QUEER MODERNS
Max Ewing’s, Jazz Age New York

Alice T. Friedman
Princeton University Press
Mai 2025
ISBN 9780691267340
105 x 165 mm, 276 pages, relié

58 €

Dans Queer Moderns, Alice Friedman raconte l’histoire fascinante de l’avant-garde queer des années 1920 et 1930 à New York, Paris et Venise, vue à travers les yeux de Max Ewing (1903-1934), un jeune musicien, photographe et homme de la ville qui, bien que pratiquement inconnu aujourd’hui, évoluait dans des cercles extraordinaires.

Dans ses photographies et ses lettres, nous rencontrons les étoiles montantes de l’art, de la musique, de la danse et de la littérature modernes et pénétrons dans un monde d’amitié interraciale, d’« espace queer » et d’expérimentation qui a brillé de mille feux avant d’être balayé par la Grande Dépression. Cette histoire remarquable révèle que l’histoire du modernisme est plus queer et plus noire qu’on ne le pensait jusqu’à présent.

Dans les années 1920, Ewing fait partie d’une coterie internationale d’artistes dirigée par Carl Van Vechten et Muriel Draper. En Europe, il est reçu par Gertrude Stein, rencontre Stravinsky et part en voyage avec Romaine Brooks et Natalie Barney. En 1928, dans un placard de son appartement, Ewing crée la Gallery of Extraordinary Portraits, une installation de photos de ses célébrités préférées. Pour son Carnaval de Venise, il prend les portraits de plus d’une centaine d’amis posés devant une toile de fond de la place Saint-Marc.

Comme un personnage d’une nouvelle de F. Scott Fitzgerald, Ewing s’est joint à la fête et est mort tragiquement, incapable d’accepter la fin de son époque ou le rêve perdu d’un nouveau mode de vie. Son histoire éclaire d’un jour nouveau le modernisme et un milieu artistique en avance sur son temps.